Les merveilles de Noël...

Samedi 8 janvier 2011 à 13:39

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Je me sens un peu désemparée. Une sensation désagréable que l'avenir de m'appartient pas. Je me sens objet, objet rouillé, objet cassé, dans l'incapacité d'être utilisé à bon escient.
Je ne maitrise plus ce désir de grossesse, je ne maitrise plus la création de mon enfant, je ne maitrise plus rien. Je suis. Je bois les mots, les paroles des médecins, j'observe, je réfléchis, je ne sais plus quoi faire.
Les choix sont trop difficiles, à l'opposé de ce que moi je voudrai, trop loin de mes rêves d'enfants, trop loin de mes désirs de femme. Je ne veux pas d'une pipette, ni d'un traitement, je ne veux pas avoir mal, je ne veux pas être disponible. Je ne veux pas qu'on m'examine, ni qu'on me traite comme si mon corps était incomplé, dans l'incapacité de fonctionner. Je veux juste un enfant. Un tout petit, je veux juste ce que la nature offre avec simplicité, sans artifice, je veux vivre cette grossesse universelle, qu'on soit pauvre ou riche, noir ou blanc, je veux rejoindre ce groupe de femmes nauséeuses et fatiguées, moi aussi je veux donner la vie, simplement, sans médecine.
Nous sommes si nombreuses à déambuler dans ce couloirs sans fin, et pourtant je me sens extra-terrestre, inhumaine. Comme si, parce que je suis une femme dans l'incapacité d'enfanter naturellement, je n'avais pas ma place dans cette société trop bien rangée.

J'ai mal. Mal avant même d'avoir mal. Je crève de douleur et d'incompréhension, d'injustice et de jalousie. Je ne sais plus quels choix je dois faire: continuer à croire en ce bébé couette pour qui on se bat depuis presque quatre longues années, ou renoncer en laisser mon corps et celui de Sébastien à la médecine.
Je n'y crois plus. Je suis désarticulée, spectatrice de ma propre chute, de ma propre défaite. On me le rappel, on me le crit, on me l'hurle, "la seule solution maintenant c'est les fécondation in vitro, madame. On peut essayer une insémination artificielle avant si vous le désirez", les mots me violente et détruise le peu de féminité que je possède, je suis perdue, je ne désire ni la FIV ni l'IAC. Ce n'est pas la seule solution, c'est impossible. Je ne peux y croire.

Je suis dans l'incapacité d'entendre ce qu'on a me dire, dans l'incapacité de voir ce corps qui ne fonctionne pas et de comprendre que, maintenant, je n'ai plus reellement de choix: la medecine est mon seul espoir.



"Le véritable échec c'est lorsqu'on ne persévère pas"


Par leelette1999 le Lundi 4 avril 2011 à 11:37
Ohhhh comme je me reconnais dans vos écrits ... Cette douleur, permanente, opressante, obsédante, angoissante et tellement désarmante !! Ce sentiment d'abandon par les médecins qui jonglent entre résultat d'analyses et statistiques sans prendre en compte votre désir si profond de, comme vous le dites, porter cette si petite vie en nous mais pourtant si immense dans nos têtes !! Faire comprendre a l'homme, l'amour de sa vie qu'on ne maitrise rien, que nos hormones nous jouent sans cesse des tours, que notre corps nous donnent de faux signaux et tant de faux espoirs .... Je vous donne sincèrement les soupcons de courage qu'il me reste pour tenter d'accepter votre situation et pour sentir ENFIN la vie en vous ! Je vous laisse mon mail et si vous le désirez je serais heureuse de partager ca avec vous.
Par Bacterie211 le Vendredi 17 juin 2016 à 11:51
Vous faîtes de l’excellent boulot!
Par Richard81 le Vendredi 17 juin 2016 à 13:51
Vous faîtes un boulot excellent
Par MargauxPaput le Vendredi 21 avril 2017 à 13:38
Merci pour ton article
 

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